Le nombre de créations d'emplois dans les secteurs « porteurs » devraient largement dépasser celui des destructions d'ici à 2015 en France : 968.000, contre un total de 318.000 destructions nettes. Oui, mais dans quels secteurs et quels métiers ? Si vous vous posez des questions en matière d’orientation ou de réorientation professionnelle, la dernière étude du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) passe en revue ceux qui devraient générer le plus d’opportunités dans les cinq ans à venir.
Comme toujours, et sans véritable surprise donc, ce sont les services qui devraient créer le plus de postes. Les services dits « opérationnels », c’est-à-dire qui recouvrent l’intérim et ciblent les entreprises, soit quelque 218.000 postes à venir selon le CAS. Les « services personnels et domestiques » arrivent également en bonne position (à la 4ème place). « Les services à la personne bénéficient des tendances démographiques et sociales et d’une meilleure structuration de l’offre, dans un contexte fiscal qui reste favorable », notent les auteurs de l’étude, Maxime Liégey et Cécile Jolly.
Plus inattendue, au regard notamment du fort ralentissement constaté ces dernières années, la construction arrive en deuxième position, avec une hausse de ses effectifs estimée à 149.000 postes. Un secteur qui bénéficierait, entre autres leviers, du « verdissement » de l’économie, à l’instar des transports (20.000 créations de postes prévus). Autres métiers « porteurs », ceux regroupés sous les activités « conseils et assistance », soit 106.000 emplois à pourvoir. Avec des projections respectives de 71.000 et 41.000 créations nettes, le commerce de détails et de gros occupent les 5ème et 7ème places. Habitués elles aussi des classements annuels des secteurs les plus dynamiques en termes d’emplois, les activités récréatives, culturelles et sportives devraient générer quant à elles 60.000 postes d’ici 2015, postes qui, dans leur grande majorité, se révèlent cependant rarement pérennes… Enfin, quoi que dans une moindre mesure, l’emploi devrait continuer à progresser dans le commerce et la réparation automobile (20.000 postes), l’hôtellerie et la restauration (18.000), la recherche et le développement (11.000), les activités immobilières (11.000)…
Selon le CAS, les effectifs de l’industrie vont en revanche continuer à diminuer au cours des prochaines années. Exception faite des chantiers navals, de l’aéronautique et du ferroviaire, lesquels devraient créer 2.000 emplois nets dans les cinq ans, et l’industrie agroalimentaire (1.000 postes), toutes les estimations réalisées pour l’industrie automobile, textile, chimique, métallurgique… sont négatives. Ce qui ne signifie pas que le secteur ne créera pas de postes, mais que ses effectifs seront inférieurs à ceux qu’il emploie actuellement…