Mercuri Urval a dévoilé il y a quelques jours les résultats d'une étude menée auprès de ses clients et de ses prospects pour connaître les domaines d'actions retenus par les entreprises concernant leur plan senior et surtout savoir si ces actions avaient d'ores et déjà été mises en place. L’enquête, menée auprès de 95 entreprises six mois après l’échéance qui leur imposait l’adoption dudit plan, a permis au cabinet RH de faire cinq constats.
Le premier témoigne de l’élan dont on fait preuve les entreprises qui, faute d'accords de branche, ont très largement construit leurs propres plans seniors pour aboutir à un accord d'entreprise (pour 51% d’entre elles) ou à un plan unilatéral (41%). Deuxième constat, 70% des mesures retenues et éventuellement mises en œuvre sont de nouvelles mesures, « ce qui souligne l'impact positif du décret sur les plans en faveur des seniors » note Mercuri Urval. Les entreprises ne se sont pas contentées en outre de prendre des mesures, puisque 75% déclarent avoir mis en place (ou commencé à mettre en place) leurs plans d'actions seniors. Enfin, et cette information est cohérente avec les premières constations faites par la Direccte Midi-Pyrénées, les entreprises ont très majoritairement choisi (à plus de 70%) le maintien dans l'emploi par la formation et le tutorat / transfert de compétences. Dans le cadre de la mise en œuvre de leur plan, les entreprises ont en effet l’obligation de retenir au minimum trois des six domaines d’actions qui ont été fixée par décret : l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles, l’amélioration des conditions de travail et la prévention des situations de pénibilité, le développement des compétences et des qualifications, l’aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite, la transmission des savoirs et des compétences, et enfin le recrutement de seniors.
Or pour l’heure, et afin de contribuer au maintien dans l’emploi de leurs salariés de 50 ans et plus, l’enquête révèle que près de 70% des entreprises ont privilégié les entretiens de mi-carrière pour la mise en œuvre de leurs plans. Reste ce dernier constat : 20% des entreprises estiment encore difficile de faire travailler ensemble la génération des baby-boomers (+ 50 ans) et la génération Y (- 25 ans).
Sylvain Grevedon, du cabinet Mercuri Urval estime ainsi que « le premier mérite du décret est d'avoir amplifié la prise de conscience des entreprises sur le sujet des seniors, qui se manifeste par une certaine bonne volonté à agir en faveur de ces derniers. Nous commençons, chez nos clients, à observer une modification des comportements et une volonté de privilégier les compétences sans critère d'âge. »