« A Toulouse, la situation est assez similaire à celle observée au niveau national, estime Jérémy Lucas, manager chez Hays Toulouse. Les embauches ont ainsi été freinées voire totalement stoppées pour l'ensemble des missions début 2009 puis, sous le double effet de la loi Scellier et du doublement du prêt à taux zéro, les acteurs du marché ont recommencé à recruter sur le second semestre. »
Un redémarrage qui s'est toutefois limité à certains profils. « Les demandes ont essentiellement porté sur les profils de développeurs fonciers et de commerciaux, les métiers plus opérationnels, tels que les conducteurs de travaux ou les responsables de programmes, étant restés plus statiques, à l'instar des métiers liés à la maintenance immobilière. » Une prudence qui s'est également traduite par une très forte augmentation des exigences des employeurs en termes de candidats. « Afin de minimiser les risques, mais aussi parce qu'ils s'inscrivent dans une logique de renforcement et de consolidation de leur activité, les dirigeants privilégient les profils expérimentés, voire confirmés, c'est-à-dire les candidats capables de répondre très rapidement à des impératifs de production ou de rendement. » Juniors et jeunes diplômés éprouvent donc actuellement beaucoup plus de difficultés à s'insérer sur le marché du travail, à Toulouse comme ailleurs...
Hays estime néanmoins que l'activité du secteur devrait redémarrer au cours du second semestre 2010 et générer de nouvelles opportunités pour une plus grande pluralité de profils. « Nous avons assisté ces derniers mois à un rééquilibrage des rémunérations entre le secteur de l'immobilier privé et celui de l'immobilier public ou para public, indique en outre Jérémy Lucas. Chez ces derniers, les propositions deviennent de ce fait beaucoup plus attractives. » Certains se révèlent très dynamiques à l'image du Groupe des Châlets qui affiche son intention de construire toujours 800 logements par an. Le manager conseille également aux jeunes, comme à tous ceux qui ont besoin de se repositionner, de s'orienter vers les formations spécialisées en bâtiments et en développement durable. « Nous nous attendons dans les années à venir à une très forte croissance des besoins des maître d'ouvrage sur les profils disposant de cette double compétence. »