Responsables d'une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, avec des actifs toujours plus mobiles, les déplacements domicile-travail viennent de faire l'objet d'une étude réalisée par l'auat Toulouse aire urbaine et l'Insee Midi-Pyrénées.
On y apprend notamment que 230.000 salariés y quittent ainsi quotidiennement leur commune de résidence pour se rendre sur leur lieu de travail, soit 60 % de la population active ayant un emploi. Ce taux de mobilité, qui augmente régulièrement, se trouve par ailleurs doublé d'un allongement des trajets réalisés. Les grands courants d'échanges se sont certes étendus, notamment vers les pôles d'emploi de banlieue : Blagnac, Colomiers, Labège, Muret, Portet-sur-Garonne... un phénomène qui s'est traduit par une augmentation de la part des salariés qui résident sur Toulouse et travaillent en banlieue de 2,5 points depuis 1999.
En termes de profils, les hommes, les ouvriers, les professions intermédiaires et les jeunes demeurent les plus mobiles, « le niveau de qualification étant le principal facteur de mobilité, devant l'âge et le sexe », nous apprend l'étude. Sur la région, les décalages entre lieux de vie et de travail se révèlent ainsi plus forts pour les cadres dont les emplois sont concentrés dans le pôle urbain, que pour les ouvriers, dont les emplois sont plus diffus. Les premiers effectuent l'essentiel des navettes domicile-travail entre les banlieues, où ils résident davantage, et quelques grands pôles d'emploi. Les professions intermédiaires, qui résident plus souvent en grande couronne, sont également amenées à beaucoup se déplacer. Quant aux ouvriers contraints à s'éloigner de leur domicile pour pouvoir travailler, ils réalisent les plus longues distance : de 20 à 50 km.
Le rôle central du pôle urbain de Toulouse et l'attrait qu'il exerce se traduisent par les distances parcourues par les salariés. Pour aller au travail, ceux qui y résident et y travaillent parcourent 3.3 millions de kilomètres chaque jour au sein de l'aire urbaine. Les déplacements qui visent le cœur de l'agglomération toulousaine, quoi qu'ils portent sur des distances nettement plus réduites, sont les plus nombreux. Enfin, entre les deux, se situent ceux qui se déplacent entre la couronne périurbaine et le pôle urbain. Soit 28 % des salariés pour un total d'1,5 million de kilomètres chaque jour...