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Conseil de l'emploi
12.09.11

Des parcours sportifs...

Les diplômés en sport et en animation socio-culturelle de notre région s'insèrent bien en dépit d’un contexte économique difficile. Oui, mais...

Plus de 88% des diplômés des secteurs du sport et de l'animation culturelle en Midi-Pyrénées étaient en emploi un an après l’obtention de leur diplôme. C'est ce que révèle la dernière étude de la direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale, laquelle souligne que "ce chiffre est d'autant plus remarquable, que plus de 45% des diplômés étaient demandeurs d’emplois lors de leur entrée en formation."
Ce pourcentage de diplômés en situation d’emploi progresse de 7,8% par rapport aux résultats de l’année passée. Quoi qu'en repli (de 7,8%), la proportion de personnes en (CDI) reste en outre majoritaire (à 44%). Les personnes interrogées indiquent par ailleurs que leur emploi est en relation avec leur diplôme (pour plus de 80% d'entre elles), un emploi quelles occupent en priorité dans le milieu associatif (à 52%, contre 31% dans la fonction publique te 17% dans le secteur marchand). Et autre point positif, leur insertion professionnelle s’améliore dans le temps. "Il s’agit là d’une tendance observée au cours des précédentes études, qui se confirme pour la cinquième année consécutive", souligne les auteurs de l'étude. Ainsi entre un et deux ans après l’obtention de leur diplôme, 89.1% sont en situation d’emploi, et après deux à trois ans, leur proportion dépasse les 90%. Cette amélioration est également sensible au niveau du salaire et du type de contrat occupé, le nombre de diplômés percevant plus de 1.200 euros par mois et occupant un emploi stable augmentant.
Reste que les situations sont contrastées selon le niveau et le type de diplôme obtenu. Si le taux d'insertion des titulaires du BAPAAT, qui représente le premier niveau de qualification professionnelle (niveau V) pour l’encadrement des activités physiques et socio-culturelles, est en nette évolution (81% contre 62% l'année précédente), il reste ainsi en-deçà de la moyenne des autres diplômés. De même la proportion de CDI et leur niveau de rémunération sont-ils très inférieurs.
Diplômés de niveau IV, les titulaires des BPJEPS (animateurs) bénéficient pour leur part d'une excellente insertion professionnelle, qui plus est pérenne et souvent à temps complet, mais leur niveau de rémunération est là encore modeste (moins de 40% gagnent plus de 1.200 euros par mois).
Quant aux titulaires de BEES 1er degré et de BPJEPS, leurs diplômes leur garantissent d’excellentes garanties d’insertion, mais la relation emploi-diplôme des premiers s’étiole dans le temps (d'où un délaissement de la filière avec le temps), tandis que le nombre de BPJEPS se tournant vers le statut de travailleur indépendant augmente.
En conclusion, ces filières apparaissent porteuses en matière d'emplois, mais les conditions salariales ou encore la précarité de certains contrats semblent avoir ensuite raison de la passion des professionnels...

Auteur : Ingrid Lemelle

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