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28.11.2017

L'ESS vue par les cadres

A l'occasion du mois de l’Économie sociale et solidaire, gros plan sur les cadres qui ont franchi le pas.

L’Économie sociale et solidaire (ESS) est l'un des secteurs qui se développe le plus. En Occitanie, l’emploi y a par exemple progressé de 16,6%, entre 2003 et 2013, soit cinq points de plus que dans le reste du secteur privé (Source Cress Occitanie). La région se révèle par ailleurs l'une des plus dynamiques, six des vingt premiers départements de France, en termes de poids de l’ESS dans l’emploi, étant situés dans l'ex région Midi-Pyrénées (Aveyron, Tarn, Lot, Tarn-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et Gers). Un secteur attractif, notamment pour les cadres, séduits par les opportunités, autant que par les valeurs associées à ses activités.
L'Apec et le Cnam consacrent ainsi régulièrement des études visant à cerner les processus de mobilités professionnelles des cadres dans le secteur. La dernière, intitulée "Travailler dans l'ESS en venant d'autres secteurs d'activité - entre déconvenues et espoir", s'appuie sur le témoignage de plusieurs personnes, interrogées sur leur nouvelle activité professionnelle. Or leurs opinions se révèlent assez nuancées. "Si ce choix d’orientation semble avoir satisfait une partie de leurs attentes, ils sont un peu déçus par certains aspects du travail et des organisations de l’ESS", rapportent les partenaires.
En tête des éléments positifs, "le sentiment de faire un travail qui a une dimension humaniste, ne visant pas le profit économique et servant l’intérêt général". Les cadres mettent également en avant l'autonomie. "En intégrant l’ESS, une partie des répondants s’attendaient à avoir davantage de latitude dans la gestion de leurs activités et de leur emploi du temps, leur permettant ainsi de concilier plus aisément les contraintes de la vie professionnelle avec celles de la vie personnelle", souligne l'étude. "Cela recouvre également le fait de disposer d’une certaine liberté dans la conduite des activités et la façon de s’organiser au travail."
Des éléments de satisfaction donc, mais aussi beaucoup de déconvenues : "salaire bas, poste mal défini, précarité, mauvaises conditions de travail, rares perspectives d’évolution, travail monotone et répétitif : ce sont les principales critiques et motifs d’insatisfaction invoqués par la plupart des cadres interrogés." A tout cela s'ajoutent des difficultés relationnelles, la lourdeur de la dimension idéologique et une importante charge de travail...

Auteur : Ingrid Lemelle

 Emploi cadre : quelles offres en Occitanie ? - 18.12.2017 08:59
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