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02.07.2018

Les diplômés des grandes écoles gardent la cote !

Vous allez sortir diplômés d'une école membre de la Conférence des grandes écoles ? Préparez vous à signer votre contrat...

La Conférence des grandes écoles (CGE) a dévoilé, le 19 juin dernier, les résultats de sa 26ème enquête sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés de ses écoles membres. Chaque année, la proportion de jeunes diplômés en activité six mois après la fin de leur formation est dévoilée, et cette fois, "le taux net d’emploi atteint son plus haut niveau depuis 2010 et confirme l’attractivité du cursus Grande école auprès des employeurs", déclare la CGE. 89,4% de la promotion 2017 des écoles membres de la CGE étaient ainsi en emploi (91% pour ceux qui étaient apprentis), soit trois points de plus que ceux de l'année précédente. "Ce taux atteint 94,5% pour la promotion 2016 (12 à 15 mois après le diplôme) et 96,9% pour la promotion 2015 (24 à 27 mois après la sortie de l’école)", précise l'étude.
Autre fait marquant, 62% des étudiants de la promotion 2017 ont été embauchés avant même l’obtention de leur diplôme. Une proportion jamais atteinte depuis la création de l'enquête. Des jeunes recrutés en très large partie en CDI (à 81,1%n en hausse de deux points par rapport à l'année dernière)."Un chiffre nettement supérieur à la moyenne puisqu’en France 62% des jeunes disposant d’un Bac +5 décrochent un CDI 12 mois après l’obtention de leur diplôme" souligne la CGE, qui se réfère alors au Baromètre 2018 de l'Apec. Niveau rémunération aussi, la situation se révèle favorable. "Le salaire brut annuel moyen hors prime des jeunes diplômés à l'entrée dans la vie active enregistre lui aussi une hausse sensible en France, et atteint 34.122 euros (38.225 euros avec primes).
Des jeunes qui continuent à privilégier la France pour débuter leur carrière, tendance sensible depuis trois ans. "87,1% trouvent leur premier emploi dans l'Hexagone. Par ailleurs, les TPE/PME restent le premier employeur des diplômés des grandes écoles : 39,3 % ont privilégié une entreprise de moins de 250 salariés à la fin de leur cursus. Enfin, les répondants en emploi se déclarent très largement satisfaits. 82,8% se déclarent en effet « satisfaits » ou « très satisfaits » de leur poste.
Seule ombre au tableau : "Les indicateurs sont moins favorables aux femmes avec des écarts comparables à ceux observés les années précédentes, sur le taux net d’emploi (4 points d’écart), la part des emplois en CDI (11 points d’écart), le statut cadre (11,3 points d’écart), mais aussi le niveau de salaire, avec un différentiel qui s’amplifie avec l’ancienneté."

Auteur : Ingrid Lemelle

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