Le marché de l'emploi est de plus en plus tendu, le nombre de candidats augmente en même temps que le nombre d'offres diminue, le phénomène de concurrence entre CV s'intensifie…
Bref, pas facile de faire la différence dans ce contexte si particulier. A moins de revenir aux basiques. Les suggestions du cabinet spécialisé dans le recrutement Robert Half peuvent en effet sembler évidentes, et pourtant. L'actualisation de son CV, premier des six conseils permettant de « bétonner » sa candidature, rappelle qu'il ne suffit pas d'ajouter à votre vieux CV vos expériences les plus récentes. Un bon « nettoyage de printemps » s'impose également. « Vous pouvez, par exemple, retirer certains éléments de votre formation initiale, ou bien la référence à un logiciel aujourd'hui dépassé », indique le cabinet. De même le personnifier se révèle-t-il déterminant : « Il vous en coûtera un peu plus de temps et de travail, mais l'envoi d'un CV ciblé prouvera à votre destinataire que vous connaissez le poste visé et démontrera votre intérêt pour celui-ci, contribuant ainsi à vous distinguer des autres candidats. » Si vous le pouvez, valorisez aussi les « critères économiques », aspect on ne peut plus pertinent en ce moment. « Veillez à bien expliquer comment vous avez contribué à améliorer les résultats de vos employeurs précédents. » Le CV thématique, plutôt que chronologique, s'avèrera en outre beaucoup plus porteur, surtout « si votre cursus comporte de nombreuses ou longues périodes d'inactivité ». Il s'agit alors de privilégier vos compétences à travers des rubriques que vous intitulerez par exemple : Compétences administratives, Connaissances informatiques ou Expériences en encadrement et formation. La lettre de motivation doit aussi vous permettre de lever les éventuelles inquiétudes d'un employeur au sujet de votre parcours, notamment si votre CV révèle des périodes d'inactivité : « Profitez de cet espace d'expression pour expliquer comment vous avez entretenu vos compétences depuis votre dernier emploi à plein temps. » Restent les fautes d'orthographes… Fatales ! Selon une étude du cabinet, 84 % des cadres déclarent qu'il suffit d'une ou deux fautes de frappe sur un CV pour écarter un candidat de la liste des prétendants à un poste !